Le temps blesse mes années, il meurtrit mon c½ur,
Je sens mon corps qui s'appauvrit de joie.
Le soir mes pensées s'égarent à d'infinis souvenirs,
Qui jadis me faisaient vivre ma jeunesse aimante.
J'aperçois, je ressens mes chemins de traverses,
Tous ces chemins escarpés aux adresses inconnues,
Tourbillonnants encore en moi comme je le fus jadis,
Le jour de mes vingt ans.
Ton visage, un peu flou par ton absence,
Berce de tristesse mes souvenirs vagabonds.
Comme j'aime la nuit pour rejoindre mes rêves,
Et te revivre encore et encore.
Pourquoi faut-il que mes larmes salines effacent mes rêves,
Pour faire pleurer mon c½ur et vivre le présent.
Ne suis-je donc pas assez malheureux,
N'ais-je donc pas assez souffert de t'avoir perdu,
De n'avoir pu trouver ces mots,
Pour faire crier l'amour de mon c½ur,
Et de m'ouvrir à tant de pensées secrètes.
Qui suis-je donc pour attendre la nuit et vivre mes pensées.
Il me tarde pourtant de te revoir,
De repeindre le souvenir de ton visage avec de nouvelles couleurs,
De mettre mon c½ur devant ses amours mortes,
De voir s'il peut toujours aimer,
Lui redonner cette étincelle de nos premières rencontres,
Et lui faire comprendre que mes souvenirs ne sont pas vains.
Tes yeux n'auront peut être plus pour moi,
Cette étincelle d'autrefois.
Peut être suis-je devenu qu'une lointaine pensée, un amour oublié,
Moi qui aimerais tant vivre autrement que la nuit.
Accorde-moi un regard, un sourire,
Juste toucher ta main et je repartirai conquérant,
Heureux de posséder ces pensées qui m'habitent,
De savoir que mes souvenirs ont un présent.
Stéphane verbrugghe