Je ne suis malheureusement......

Je ne suis malheureusement pas le prince charmant,
qui devait sûrement jadis bercer tes rêves d'enfance,
Ces rêves de petite fille,qui font tant vouloir vous faire grandir si vite.
Je n'ai plus la fougue d'autrefois, ni celle de mes vingt ans,
mais j'ai au fond de moi toute cette jeunesse qui me fait vivre.
Mes amours mortes m'ont fait comprendre le respect de l'autre,
et mes chemins de traverses sont si nombreux,
que je connais le sens profond du mot aimer.
Lorsque dans mes rêves je vagabonde, c'est sûrement toi que je cherche,
et quand tristement je m'éveille la mélancolie me surprend,
et je te cherche en vain autour de moi, car tu n'es que pensée.
Pourquoi faut-il que mes larmes salines effacent mes rêves,
pour faire pleurer mon c½ur.
Qui suis-je donc pour aimer la nuit,et vivre mes pensées au milieu de mes rêves,
et là, être sûr de ne t'avoir qu'à moi.
Là, je regarde la nuit et je ne vois qu'étoiles, comme celles qui font briller mon c½ur pour toi.
Je ne suis qu'un poète à la plume légère,
mais mes mots ont pour moi un poids de sens,
malgré tout je dérape lorsque mes pensées volent vers toi.
Qui suis-je donc pour oser t'aimer,
te couper cet élan de jeunesse et de vouloir te garder sur ma route.
Qui suis-je donc pour te dire je t'aime.
Et pourtant je vis l'espoir de parcourir ta vie, d'être près de toi
que tu me dises arrête là tes chemins escarpés.
Et que tu me donnes cette chance de découvrir ton c½ur,
pour faire jaillir de mon corps cette étincelle qui me fait vivre,
et ainsi de te crier tous les sentiments que je te porte.

# Posté le mardi 10 juin 2008 14:46

Modifié le vendredi 15 août 2008 06:46

Amertume tourment des...

Amertume tourment des longues nuits sans fin,
Où les astres clairs bercent mon ennui.
Car je te cherche en vain.
Quand les étoiles scintillent aux lueurs lointaines,
Appelant mon c½ur à d'infinis voyages.
Alors je revis par mon âme d'étranges souvenirs,
Où mon corps jadis faisait jaillir ses larmes.
Les tourments et les pleurs que je croyais perdus,
Renaissent en mon âme à chaque nouveau voyage.
Mais lorsque surgissent la clarté du matin,
La rosée scintillante au soleil éclatant,
Je renais et je vis l'instant de ma vie,
Où mon c½ur ne fait que battre pour effacer de la nuit,
Les lueurs les étoiles et mes rêves,
Pour me faire vivre le matin.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 11:25

Modifié le jeudi 16 octobre 2008 14:12

Mon Grand père. ( mine )

Il m'aurait plus que grand-père,
Vive mon enfance.
Des jouets merveilleux,
Des bonbons abondants.
Avec le soir le seul plaisir,
D'être déjà demain.
Je vivais l'enfance heureuse,
Là où à neuf ans, les soucis sont absents.
A l'encontre de cette joie,
Enfant, grand-père vivait ses peines.
Vivant chaque heure identique,
Au jour passé, sa faim pesante.
Quelques sous, pour tant de labeur,
Tant de labeur, pour peu de pain,
Sa jeunesse au fond d'un puits.
Ces corons de misère,
Où chaque demeure,
Reflétées la même souffrance.
Quelle joie pouvait avoir grand-père,
Lorsqu'il voyait sa mère pleurer.
Mais il m'a toujours dit,
Qu'à neuf ans, on n'est qu'enfant.


Stéphane verbrugghe ( 1996 )

# Posté le dimanche 13 juillet 2008 05:20

Modifié le lundi 22 septembre 2008 10:42

Le cheval. (mine)

Le cheval.   (mine)
Où sont-elles mes vastes prairies
Bercées de soleil.
Ces herbes et pâquerettes
Aux couleurs de printemps.
Ces journées merveilleuses
Où je vivais heureux.
Où est-elle, celle que j'aime.
Par les pattes on m'a descendu
Dans cette obscurité
Où ma gorge se sèche.
Tant de sentiers aux points lumineux
Tant d'amertume au profond de mon c½ur.
Je n'ai pourtant rien fait pour mériter cela.
La haut, j'étais l'ami de l'homme.
Pour peu d'avoine, je travaillais aux champs
Tous les jours mon devoir accompli.
Mais je me suis vu punir.
Ma faute doit être grande.

Stéphane verbrugghe (1996 )

# Posté le lundi 16 juin 2008 14:50

Modifié le mercredi 27 août 2008 15:48

Le chevalet . ( mine )

Le chevalet .   ( mine )
J'étais grand, j'étais fier.
Je dominais la terre,
Je dominais les hommes.
Je voyais venir les nuages,
Je fremissais au vent.
A l'horizon de mon regard,
Le mémorial de Vimy pleurait ses morts.
J'ai vu trembler cette crête,
J'ai vu souffrir ces hommes.
Je me suis vu pleurer.
J'ai travaillé longtemps,
J'ai survécu au temps,
Mais le temps me tue.
Mes amis terrils disparaissent peu à peu,
Et je me sens perdu.
J'attends mon heure.
Je suis le souvenir de l'homme,
Le souvenir d'un temps.....


Stéphane verbrugghe (1996)

# Posté le jeudi 19 juin 2008 12:29

Modifié le samedi 23 août 2008 09:32

Le mineur. ( mine )

Le mineur.  ( mine )
Je taille et creuse sans cesse,
Comme le faisait jadis les chercheur d'or,
Mais je n'ai pour trésor que du charbon.
Je connais peu de la vie,
A quatorze ans j'étais au fond.
Je voudrai que mes fils sachent,
Quelle est la douleur de mes mains.
Qu'ils comprennent avant l'âge,
Qu'il est dur d'être mineur.
La poussière est là, mon corps en souffre,
Car mes poumons me brûlent.
Mais il me faut travailler,
Même le pain noir coûte cher.
Je vois ma femme vieillir,
Sa vie est toute traçée,
Mais elle ne se plaint pas.
Elle a de la patience à supporter mes maux.
Mais je tiens à ce qu'elle sache,
Que mon amour est fort.


Stéphane Verbrugghe (1996 )

# Posté le dimanche 29 juin 2008 08:14

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 04:08

La femme du mineur .( mine )

Derrière ma fenêtre aux vitres maculées d'étoiles scintillantes
que forme le givre,
Je ne distingue que quelques passants à la démarche frêle
sur cette neige abondante.

Je patiente, tremblante dans cette maison aux briques froides,
ou mon poêle à bois attend que survienne cette étincelle
que je lui donnerai, afin qu'il puisse reprendre vie.
Et pourtant il faudra qu'il décompte encore les heures.
Interminable attente ou ma peine s 'émois lorsque je rêvasse
et que j'aspire à une vie meilleure.

Petite fille, je rêvais de princes charmants, de châteaux
et de robes brodées de perles.
Mes voyages étaient si beaux, si ensoleillés, si merveilleux,
si purs.......si purs.

Mon prince, je l'ai trouvé. Il n'a pas de châteaux,
d'ailleurs il n'a rien, même pas le sou.
Mais c'est mon homme, celui pour qui je vie.
Il est merveilleux, gentil. Il m'apporte la joie et l'attente de chaque jour,
Ce retour de la fosse et pour moi un tel bonheur.

Dans quelques heures il sera là, pour lui je me ferais belle
et mes peines deviendront lointaines
Le poêle à bois chantera de ses plus belles flammes,
et notre demeure, chaude à souhait, lui apporterait le réconfort.

Mais en attendant le retour de mon prince j'ai froid,
car je lui garde le peu de bois.


stéphane verbrugghe. 2008

# Posté le samedi 01 novembre 2008 09:14

Modifié le lundi 17 août 2009 15:16